8 Femmes sur la Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes

03 janvier 2017

« Je ne suis pas une femme qui fait du vin, je fais du vin et je suis une femme », telle pourrait être la devise de ces 8 femmes d’exception : des jeunes propriétaires aux vigneronnes expérimentées dont la renommée dépasse nos frontières… ces personnalités étonnantes impulsent leur dynamisme sur la Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes. Portraits croisés de ces viticultrices passionnées et passionnantes, au parcours remarquable qui nous font voyager sur le territoire aux origines des vins de Bordeaux.

 

Les incontournables

Admirées par la jeune génération et respectées par l’ancienne, voici deux femmes qui sont
désormais des stars au-delà du milieu viticole ! Deux parcours de vie inspirants…

FLORENCE CATHIARD

Château Smith Haut Lafitte, Pessac-Léognan
Après avoir travaillé dans la publicité, elle rachète, avec son mari Daniel, le Château Smith Haut Lafitte, Cru Classé, en 1990, qu’elle va transformer en véritable pilier oenotouristique autour du spa de vinothérapie Caudalie.

Mon atout Femme : Génétiquement, il est prouvé que nous avons plus de capteurs dans le nez que les hommes. C’est donc mon odorat, ma capacité à humer les arômes.
Féministe ? Non, pas pour moi en tout cas.
Je sais que je suis une femme quand : J’arrête de déguster avant nos oenologues car notre capacité,
meilleure au nez, est inférieure en bouche.
Ça n’aurait pas été possible sans : Mon mari Daniel Cathiard, on partage tout depuis qu’on s’est connu.
Accueillir les visiteurs c’est : Les charmer en 20 secondes et les convaincre en 1h de l’excellence des
Grands Crus Bordelais.

Ouvert 7j/7 sur rendez-vous.
À tester : Les Sources de Caudalie au milieu des vignes de la propriété : un cadre bucolique et dépaysant où tester des soins à base de fruits de la vigne.

 

FLORENCE MOTHE

Château de Mongenan, Graves

Journaliste, musicologue, historienne et écrivain, Florence Mothe a décidé d’ouvrir au public cette propriété familiale en 1983 et d’y créer un musée étonnant.

Mon atout Femme c’est : De m’être servi de ma féminité pour montrer que les femmes valent les hommes.
Féministe ? Non. Vive les hommes !
Je sais que je suis une femme quand : J’ai eu mon premier chagrin d’amour.
Ça n’aurait pas été possible sans : La présence de ma mère jusqu’à ses 96 ans. Son enthousiasme et son
courage me servent constamment d’exemple.
Accueillir les visiteurs c’est : Une joie toujours renouvelée.
Admirées par la jeune génération et respectées par l’ancienne, voici deux femmes qui sont désormais des stars au-delà du milieu viticole ! Deux parcours de vie inspirants…
Ouvert 7j/7 sur rendez-vous et juillet/août et week-ends sans rendez-vous.
À tester : Chaque dimanche à 17h : conférence, concert, lecture… et dégustation gourmande pour un week-end 100% culture.

 

Les artistiques

Erudites passionnées, elles considèrent leur château comme un lieu de vie et d’ouverture aux
visiteurs et à l’art. Des propriétés où il fait bon vivre, et qu’elles ont façonné à leur image en
accueillant régulièrement des expositions d’artistes, des concerts...

STELLA PUEL

Château Bardins, Pessac-Léognan
Née sur le domaine, elle devient, après des études d’allemand, la viticultrice du Château Bardins. Soucieuse du respect de l’environnement depuis ses débuts, elle est fière de la conversion en bio du domaine.

Le jour où j’ai su que je voulais faire du vin : Un jour heureux.
Mon atout Femme c’est : Mon roi de coeur.
Féministe ? Féminine à mes heures.
Si j’étais un film : Demain.
Ce que les visiteurs apprécient quand ils viennent au Château Bardins c’est : La nature en liberté.

Ouvert du lundi au vendredi sur rendez-vous.
À tester : Les Ateliers au château comme la balade à vélo au milieu des vignes et dégustation des vins de Bordeaux accompagnée d’une professionnelle du vin.

 

FLORENCE BERNARD

Château Gravas, Sauternes et Barsac
Motivée par ses désirs de voyage, elle se dirige vers des études dans le commerce international. Fille de viticulteur dans le Sauternais, quand vient l’opportunité de reprendre la propriété de son beau-père, Florence et son mari ne peuvent pas refuser. Elle transmet aujourd’hui sa passion du vin et son amour de l’art aux visiteurs.
Le jour où j’ai su que je voulais faire du vin : C’était prédestiné, on ne pouvait qu’accepter de reprendre
Gravas, propriété de Sauternes dans la famille depuis 5 générations.
Mon atout Femme c’est : de rajouter une note féminine pour plus de convivialité dans un esprit d’ouverture
totale au public et aux artistes.
Féministe ? Certainement, mais pas militante.
Si j’étais un  lm : Autant en emporte le vent.
Ce que les visiteurs apprécient quand ils viennent au Château Gravas c’est : la bonne humeur.
Ouvert 7j/7 sur rendez-vous.
À tester : L’exposition permanente (peintures et sculptures) de Paul Flickinger dans le chai et la salle de dégustation.

 

Les « parties pour mieux revenir »...

… voilà une phrase qui résume bien le parcours de ces femmes : toutes deux ont grandi dans le
milieu viticole puis l’on quitté pour s’enrichir d’expériences nouvelles à travers une autre carrière
professionnelle, avant de revenir, rattrapées par ce monde passionnant qui a bercé leur enfance.

 

LAURE DE LAMBERT

Château Sigalas Rabaud, Sauternes et Barsac

Après avoir créé une société en 2000, elle décide finalement de reprendre ses études qui la mèneront jusqu’à la faculté d’oenologie. De quoi revenir formée et prête en 2013 pour assurer la gestion du Cru Classé de Sauternes familial.

Le jour où j’ai su que je voulais faire du vin : En 2003, j’ai représenté la propriété familiale dans un salon. Là,
j’ai redécouvert un vin que j’avais toujours dégusté, aimé. Je me suis alors dit que je ne pouvais pas laisser partir cette histoire familiale de 6 générations.
Féministe ? Je ne me trouve pas féministe mais mon entourage masculin pense que je le suis. J’aimerais un monde juste entre hommes et femmes.
Ça n’aurait pas été possible sans : Une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) et 4 années d’étude. Pour devenir directrice de propriété, il faut être professionnel.

Ouvert 7j/7 sans rendez-vous en été, sur rendez-vous en hiver.
À tester : La dégustation à la barrique dans le chai ou encore le repas dans le château avec feu de cheminée et service à la française.

 

MARIE-HÉLÈNE LÉVÈQUE

Château de Chantegrive, Graves

Infirmière de formation, elle pratique son métier pendant 11 ans à Bordeaux avant de revenir au monde du vin en rejoignant la propriété familiale en 1990 à l’âge de 33 ans.

Le jour où j’ai su que je voulais faire du vin : Depuis toujours, c’est une évidence. C’est le besoin de découvrir autre chose qui m’a poussé à être in rmière. Cela m’a permis de revenir vers le vin riche d’expériences et d’une nouvelle vision.
Féministe ? Ce n’est pas mon combat mais j’admire les personnes qui se battent pour l’égalité hommes/femmes.
Ça n’aurait pas été possible sans : Mes parents, sans qui Chantegrive n’existerait pas. Je suis très fière de
ma mère, Françoise, qui a été la première femme élue présidente d’un syndicat viticole dans le Bordelais. Si aujourd’hui, je me sens très à l’aise avec mon rôle de «femme» d’affaire, c’est aussi grâce à elle.

Ouvert du lundi au vendredi sans rendez-vous et le samedi sur rendez-vous.
À tester : Le repas concocté par les élèves du Lycée Hôtelier lors du week-end Portes Ouvertes en Graves (octobre 2017).

 

Les jeunes

Elles incarnent une nouvelle génération de viticultrices : dynamique, audacieuse, ouverte à l’international. Des femmes pleines d’énergie au devenir prometteur qui reprennent les rênes de la propriété familiale pour à la fois perpétuer et réinventer le travail accompli par leurs aînés.

 

PAULINE DUFOUR

Château Simon, Sauternes et Barsac

Après des études d’ingénieur en agriculture pendant lesquelles elle voyage beaucoup, elle devient Responsable Export pour une union de caves coopératives pendant 6 ans. A 30 ans, enrichie par ces expériences, elle décide de rejoindre sa soeur sur l’exploitation familiale.

Mon idole : Ma grand-mère qui a mené seule notre Château.
Féministe ? Je souhaite que la femme ne se laisse pas enfermer dans des clichés.
Si j’étais un animal : Un Pingouin Empereur.
Ce que les visiteurs apprécient quand ils viennent au Château Simon c’est : de découvrir le vin d’une façon
décomplexée. J’aime qu’ils se sentent chez eux et qu’ils comprennent que le vin, c’est du plaisir avant tout et un moment de partage.

Ouvert du lundi au vendredi sans rendez-vous et le week-end sur rendez-vous.
À tester : un pique-nique géant à la propriété en mai 2017 dans le cadre du Salon des Vins des Vignerons Indépendants.

 

LÉA RODRIGUES-LALANDE

Château de Castres, Graves

Après des études d’économie, elle se tourne vers la comptabilité et la gestion. Prise de passion pour le vin, elle devient alors Jeune Agricultrice et poursuit ses études dans la viticulture et l’oenologie. À 25 ans, elle prend fièrement la tête des propriétés familiales avec son père.

Mon idole : Ma mère.
Féministe ? Je ne suis pas une femme qui fait du vin. Je fais du vin et je suis une femme.
Si j’étais un animal : Le loup.
Ce que les visiteurs apprécient quand ils viennent au Château de Castres c’est : Un discours accessible, technique et empreint de passion. Ils aiment également pouvoir venir toute l’année sans rendez-vous.

Ouvert 7j/7 (jours fériés compris) sans rendez-vous.
À tester : l’ouverture exceptionnelle de la verrière Eiffel au Château de Castres lors du week-end Portes Ouvertes en Graves (octobre 2017).

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